Construire des magic sticks

Les magic sticks, parfois appelés sissy sticks, sont deux petites tiges montées à l’arrière d’un quatre lignes de type Revolution. Elles relient la zone des barres verticales à des points d’abspannage sur le cerf-volant et créent une troisième dimension derrière la voile.

Leur intérêt n’est pas seulement de “tenir le cerf-volant debout”. Selon la longueur, la tension et le montage, elles peuvent servir au parking, au maintien des verticales, au vol de nuit et à certaines figures en lignes détendues.

Flying Smiles Kites commercialise des magic sticks pour plusieurs tailles de quatre lignes et résume bien leurs usages :

La boutique propose notamment des longueurs de 12”, 16” et 18” selon les tailles de cerfs-volants. Les 12” sont présentés comme suffisants si l’objectif principal est de soutenir les verticales ; les 16” et 18” ajoutent davantage de présence arrière et peuvent aider pour les usages de slack line ou les grands formats.

La vidéo ci-dessous montre le montage d’un kit commercial Flying Smiles Kites. Elle est utile même si tu construis ton propre montage, parce qu’elle montre la logique générale : les sticks se placent à l’arrière, les lignes de tension les relient aux extrémités et aux zones de structure, et l’ensemble doit rester symétrique.

Magic sticks pour cerfs-volants Revolution / 4 lignes

Magic sticks pour cerfs-volants Revolution / 4 lignes

On voit aussi apparaître des versions commerciales plus récentes qui reprennent la logique des magic sticks, mais avec des pièces imprimées en 3D pour tenir, guider ou régler le montage. L’intérêt est de réduire la part de bricolage : les points d’appui sont plus propres, les angles plus reproductibles, et le montage dépend moins de petits assemblages de nœuds ou d’embouts détournés.

Magic sticks avec pièces imprimées en 3D

Exemple de variante commerciale basée sur des pièces imprimées en 3D

Démonstration de magic sticks avec pièces imprimées en 3D

Démonstration du montage et de l’usage

Cette approche ne change pas le principe général : deux sticks arrière, des points de tension symétriques et une géométrie qui peut influencer la voile si elle est trop contrainte. Elle apporte surtout une solution plus finie pour celles et ceux qui veulent acheter un kit ou reproduire des pièces au lieu de tout nouer à la main.

En avril 2017, Christopher Engel publiait sur cengel-kites.de une note d’atelier intitulée “Tip: MagicSticks”. La page d’origine n’est plus en ligne ; cette section en conserve les points utiles.

Son retour principal est sobre : il n’a pas constaté de changement fondamental du comportement de vol, mais le montage ouvre plusieurs possibilités de réglage et de modification.

Les effets à surveiller :

Ce dernier point est important : les magic sticks ne sont pas un accessoire neutre si on les tend fortement. Ils peuvent devenir un outil de réglage de la forme de voile.

Le même jour, Christopher Engel publiait aussi une variante appelée MagicRolls “simply the best”. L’idée était de simplifier les magic sticks, de réduire le nombre de pièces et même de gagner du poids. La page expliquait que Christopher cherchait encore le bon carbone et qu’une notice devait suivre plus tard dans l’année.

MagicRolls par Cengel Kites

MagicRolls par Cengel Kites

Les avantages annoncés par rapport aux magic sticks classiques :

Le matériel indiqué :

À lire comme une piste d’atelier plutôt qu’un tutoriel complet : la page annonçait des schémas et un PDF “coming soon 2017”, mais ces documents ne sont pas disponibles dans les sources retrouvées.

Les plans Cengel ci-dessous sont donnés pour un Revolution 1.5 standard avec des barres verticales d’environ 78,6 cm. Les cotes de lignes incluent les boucles.

Plan de magic sticks pour Revolution 1.5 par Cengel Kites
Schéma de tension des magic sticks par Cengel Kites

Pour son montage, Christopher Engel listait :

Ce sont les matériaux de son montage, pas une prescription unique. L’essentiel est de garder un ensemble léger, symétrique et compatible avec les embouts et connecteurs déjà présents sur le cerf-volant.

Christopher indiquait que le montage est plus fiable et plus simple avec des embouts d’origine Revolution, ou des embouts similaires.

Les split caps FSD lui semblaient moins adaptés à cause de leur fente latérale. Sur des split caps, il recommandait d’ajouter un petit bout de ligne court, puis de faire passer trois lignes de bridage selon une séquence de nœuds qui bloque l’ensemble. L’idée est d’obtenir un point d’attache qui ne glisse plus : deux lignes sont nouées, la troisième passe dans le nœud, puis l’opération est répétée de l’autre côté avant de serrer. Une fois la troisième ligne nouée au-dessus du nœud dans le split cap, le petit montage remonte et se verrouille.

Ce passage est technique et dépend beaucoup des embouts utilisés. À retenir surtout : si le point d’attache bouge dans l’embout, le réglage des tensions devient instable.

Les magic sticks fonctionnent bien quand les tensions restent équilibrées. Trop peu de tension, et les sticks deviennent surtout des appuis de parking. Plus de tension, et ils commencent à influencer la géométrie du cerf-volant.

Deux axes sont à distinguer :

En augmentant la tension liée aux verticales, on pousse les verticales vers l’avant et on tend la voile. En augmentant la tension horizontale, on remonte le bord d’attaque et on donne plus de creux à la voile. Ces réglages peuvent aider dans certaines conditions, mais ils peuvent aussi modifier une sensation de vol que tu aimais déjà.

Les avantages :

Les limites :

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